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Jacques Genest dénonce une métropolisation du pays

Jacques Genest dénonce une métropolisation du pays

Crédits de l’administration territoriale du budget 2018 :
Jacques GENEST dénonce une métropolisation du pays

Communiqué de presse du vendredi 8 décembre 2017.

Jacques GENEST a été le rapporteur du budget de l’administration générale et territoriale de l’État du projet de loi de finances pour 2018.

Il s’agit d’un volume de crédits de 2,757 milliards d’euros répartis en trois grands programmes :

  • Administration territoriale qui porte principalement les moyens du réseau préfectoral (préfectures et sous-préfectures) :1,690 milliard.
  • Vie politique, cultuelle et associative - dont le financement des partis politiques :125,6 millions.
  • Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur : il s’agit d’un programme réservoir qui finance les moyens généraux du ministère de l’intérieur et certaines interventions de ce dernier : 941,10 millions.

En présentant son rapport, Jacques GENEST a fait les remarques suivantes :

« Dans la dernière décennie, le réseau des préfectures et des sous-préfectures a perdu plus de 11 % de ses moyens et la réforme des régions n’est pour presque rien dans ce processus. Ce sont les préfectures départementales et, plus encore, les sous-préfectures qui ont été touchées. Progressivement privé de ses moyens, comme sont privés des leurs les services de l’État dans les territoires de province, en particulier les territoires ruraux, le réseau d’administration générale de l’État a jusqu’à présent échappé à la fermeture souvent redoutée de trop de sous-préfectures.

Néanmoins, que 60 sous-préfectures soient dotées de moins de 10 fonctionnaires, en comprenant les contractuels temporaires de plus en plus nombreux constitue une évolution préoccupante. Quant au budget prévu pour informatiser le ministère et pour pourvoir à l’entretien des bâtiments, il accuse une baisse importante. L’état des 1 500 implantations du réseau est pourtant souvent mauvais et les collectivités territoriales qui en délèguent l’utilisation mais aussi l’entretien à l’État ont bien des motifs de s’inquiéter de son lent délabrement. Bref, le projet de budget pour 2018, loin de dissiper le sentiment que l’État s’éloigne résolument du local, tant des usagers que des collectivités, dans une ignorance totale des besoins mais aussi de l’intérêt que pourrait revêtir une politique d’aménagement du territoire abandonnée au nom des prétendues plus-values ajoutées par les grandes concentrations, confirme des arbitrages allant vers une métropolisation du pays. »